Samedi 13 Avril 2024
Énergie

Fusion nucléaire, la clé du futur de l'IA selon le patron d'OpenAI

L'IA consomme beaucoup d'énergie et demandera de nouvelles sources pour se développer correctement

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Alors que l'année 2023 a marqué un véritable tournant dans le monde digital avec l'avènement de l'intelligence artificielle via chat GPT notamment, la question de la consommation énergétique des algorithmes fait débat et le PDG d'Open AI Sam Altman fait part de ses inquiétudes et de sa vision.


Sam Altman, d'OpenAI, évoque une révolution énergétique nécessaire au développement de l'IA

Lors du dernier Forum de Davos, Sam Altman, le patron d'OpenAI, a lié le développement de l'intelligence artificielle (IA) à des avancées indispensables dans le domaine de l'énergie. Si OpenAI possède une technologie impressionnante en termes de vitesse d'apprentissage et de mise à disposition du public, elle est en revanche bien moins performante sur le plan énergétique, avec un retard considérable par rapport aux concurrents tels que LLAMA/llava et l'équipe française Mistral AI.

Des algorithmes gourmands en énergie remis en question

Altman pourrait être aveuglé par sa technologie basée sur la force brute qui consomme certes beaucoup de données, mais se révèle lente et gourmande en ressources énergétiques nécessitant souvent des data centers dédiés. Les critiques appellent à une réflexion autour de l'élaboration de meilleurs algorithmes ou de processeurs fonctionnant de manière plus efficiente, voire une combinaison des deux solutions.

La question de l'impact énergétique de grandes IA toujours d'actualité

Il est difficile d'envisager comment les IA ayant un fort impact énergétique pourraient bénéficier de ressources suffisantes sans mettre en péril notre mode de production d'énergie. La montée en puissance des véhicules électriques semble déjà représenter un grand bouleversement dans ce secteur, et l'essor des technologies d'IA pourrait bien accentuer le phénomène.

Adapter les systèmes plutôt que de bousculer les paradigmes

La vision du patron d'OpenAI est critiquée pour son approche typiquement américaine consistant à adapter un système entier en fonction de sa création, plutôt que de chercher à créer des IA moins énergivores dès leurs conceptions. En somme, selon certains détracteurs, ce serait avant tout aux créateurs d'IA de trouver une solution durable pour leur technologie, plutôt qu'aux producteurs d'énergie de s'adapter à leurs besoins croissants.

Les défis de la création d'une intelligence artificielle ingénieuse et respectueuse de l'environnement

Pour beaucoup d'experts dans le domaine, l'enjeu principal ne réside pas dans la consommation énergétique de ces IA mais bel et bien dans la mise au point d’une base solide et non partiale alimentant une réflexion induite par ces dernières. La problématique soulevée quant à l’énergie nécessaire à faire fonctionner ces intelligences reste néanmoins importante, avec plusieurs voies d’investigation aujourd’hui explorées par différents acteurs clés sur le marché.

Face aux réacteurs nucléaires : la piste du thorium

L'un des axes majeurs de recherche pour résoudre le problème de la production énergétique concerne le développement de la technologie de réacteurs nucléaires fonctionnant au thorium. Ces installations, à l'image des réacteurs à sels fondus fluorés, à neutrons rapides, autoprotégées et refroidis par air, pourraient constituer une alternative prometteuse.

La Chine mise sur le thorium pour son avenir énergétique

Les projets chinois en matière de thorium semblent particulièrement avancés, avec pour objectif d'arriver à construire un prototype de centrale entièrement fonctionnel d'ici 2030. Cette solution technologique présenterait de nombreux avantages, notamment pour le traitement des déchets radioactifs longue durée, sans pour autant sacrifier le rendement énergétique global nécessaire pour alimenter les IA du futur.

L'intelligence artificielle et l'énergie : un mariage complexe à réussir

Le développement de l'intelligence artificielle soulève des questions toujours plus nombreuses et complexes. Les problèmes d'éthique, d'autonomie ou encore de performances sont déjà au cœur des débats et discussions scientifiques. Désormais, c'est également la question de l'énergie qui fait son apparition dans ces réflexions, avec des solutions à inventer pour garantir un avenir durable pour la planète et pour l'essor technologique des IA.

Sam Altman et OpenAI auront fort à faire pour concilier performance, accessibilité et respect de l'environnement, mais cette volonté affichée d'associer ces intelligences à une démarche écologique peut être perçue comme l'un des prémices d'une technologie en phase avec les défis de notre temps.